Après avoir lu avec beaucoup d’intérêt les billets de La Taupe/The Mole et David Leloup sur les dérives idéologiques des "écoradicaux", je tombe sur celui-ci, signé par Thierry Crouzet ("Le peuple des Connecteurs"). Il est question de complexité, mais pas
Androide multitask de 7ème génération, fruit des amours pas si honteuses que ça, mais toujours non déductibles fiscalement, entre un ovule technophile et un spermatozoïde journaliste.
Optimiste en traitement et petit-fils d’agriculteur, je sème à tout vent.
Ce blog est depuis 2005 le centre névrotique de mon activité en ligne, la case départ du Monopoly de mes pérégrinations numériques. Ma goutte d’égo dans un océan de 1 et de 0.
Dans la vraie vie, j'ai aussi une épouse, 3 petites filles et un job de "Social Media manager" à la RTBF,
Après avoir lu avec beaucoup d’intérêt les billets de La Taupe/The Mole et David Leloup sur les dérives idéologiques des "écoradicaux", je tombe sur celui-ci, signé par Thierry Crouzet ("Le peuple des Connecteurs"). Il est question de complexité, mais pas que.
Deux voix s’élèvent aujourd’hui dans le monde.
1/ Les écologistes et les alters, pour les cerner en deux mots,
clament que nous allons dans le mur à cause de la pollution, de la
surpopulation, du réchauffement climatique, de la pauvreté, de nos
modèles économiques obsédés par la croissance…2/ Les scientifiques spécialistes de la complexité découvrent de
nouvelles façons de penser le monde et d’agir dans ce monde devenu plus
complexe que jamais. Ils comprennent que les méthodes de l’âge
industriel (celles souvent prônées par les écolos) ne conviennent plus
à celle de l’âge de la complexité.Problème : c’est deux voix s’ignorent alors que la seconde répond à
la première. Les uns mettent le doigt sur le problème, les autres
découvrent des moyens de l’aborder et de le dépasser. Il faut qu’ils se
rencontrent (…)(…) L’esprit révolutionnaire nous habite parce que nous sommes conscients
qu’il n’y a de survie que dans la révolution. Le bonheur,
l’épanouissement, l’éveil… sont aussi très importants dans notre
démarche mais ils ne sont pas prioritaires. L’enjeu, c’est le devenir
de l’humanité.
Je pense personnellement que tant les écologistes que les alters sont déjà sur le déclin. Les premiers, pas pour des raisons de succès électorales (quand on parle des partis) mais pour des raisons de banalisation. Les seconds, parce qu’en définitive, ils n’ont pas réussis à mettre en avant des solutions concrètes et cohérentes. Au contraire, le mouvement altermondialiste n’a jamais réussi à être un réel mouvement uni.
Mais après la banalisation, il serait temps que les écologistes politiques s’érigent non plus en alternative mais en choix constructif et plus qu’utile.
Par contre, attention avec l’importance des scientifiques par rapport aux choix d’avenir. La technocratie et l’extrémisme vert sont sans doute les plus grands risques pour les sociétés occidentales qui risqueraient d’être bousculées par l’un ou l’autre désastre écologique.
Je voudrais répondre à la remarque “attention avec l’importance des scientifiques par rapport aux choix d’avenir”…
Le monde d’ajourd’hui, en particulier le monde des affaires, est gouverné par des économistes et des juristes. Perso j’appelle des deux pieds un retour en grâce des scientifiques et des ingénieurs
dans les sphères du pouvoir !
OK, c’est un peu hors sujet.
Sinon, bon, oui, les écolos et les alters, la complexité, tout ça… C’est un peu prise de tête pour un matin avant mon premier café !
Perso en termes de sur-consommation, ma philosophie c’est de faire mon possible à mon échelle. Quand on essaie vraiment d’appliquer cette démarche à chaque instant (i.e. pas juste trier ses déchets une fois de temps en temps) eh bien on voit qu’on réalise déjà beaucoup.
“Le monde d’ajourd’hui, en particulier le monde des affaires, est gouverné par des économistes et des juristes. Perso j’appelle des deux pieds un retour en grâce des scientifiques et des ingénieurs
dans les sphères du pouvoir”
Au même titre, peut-on penser qu’un bon ministre de la défense doit être un ancien militaire et qu’un bourgmestre doit avoir suivi la filière sciences po’ ? Que l’on se rassure, si tout était si simple et schématisé, cela se saurait…
Promethee, je ne suis pas certain de te comprendre. Je vois ce que tu veux dire avec tes exemples… Mais auquel des deux, du juriste et de l’ingénieur, penses-tu en disant que l’associer au rôle de dirigeant est “trop simple” ?
Evidemment que “rien n’est tout noir ni tout blanc”, “l’extrème en tout nuit”, et autres lieux communs signifiant que non, tout n’est pas si simple. Nous sommes donc d’accord pour l’essentiel, et c’est déjà pas mal. Dans mon exemple, ni le juriste ni l’ingénieur ne constitue à lui tout seul une solution 100% idéale à la question “dirigeant”.
Simplement je perçois à titre personnel un déséquilibre dans un sens, et j’appelle de mes voeux un recentrage du système.
Bon, maintenant, je reste convaincu que quelle que soit la formation de tel ou tel décideur, il est souhaitable qu’il ait une expérience de l’environnement sur lequel il devra tenter d’avoir prise (exemples triviaux : un “capitaine d’industrie” qui soit ingénieur, ça semble cohérent. Un ministre de la défense qui était prof de dessin, ça le semble moins).
Ca depends… Si il était prof de dessins à la defense, ca peut aller… non ?
Ok, je sors… sorry