Pigiste, pas pigeon !

L’association des jounalistes professionnels (AJP) va lancer cette semaine une campagne  initulée "Pigiste pas pigeon" destinée à faire prendre conscience de la réalité d’un journaliste sur quatre en Belgique, comme le souligne The Mole, qui l’annonce. Pix: AJP "Revenus inférieurs au salaire

by Damien Van Achter le 11/09/2006

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À propos de l'auteur

Androide multitask de 7ème génération, fruit des amours pas si honteuses que ça, mais toujours non déductibles fiscalement, entre un ovule technophile et un spermatozoïde journaliste.

Optimiste en traitement et petit-fils d’agriculteur, je sème à tout vent.

Ce blog est depuis 2005 le centre névrotique de mon activité en ligne, la case départ du Monopoly de mes pérégrinations numériques. Ma goutte d’égo dans un océan de 1 et de 0.

Dans la vraie vie, j'ai aussi une épouse, 3 petites filles et un job de "Social Media manager" à la RTBF,

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L’association des jounalistes professionnels (AJP) va lancer cette semaine une campagne  initulée "Pigiste pas pigeon" destinée à faire prendre conscience de la réalité d’un journaliste sur quatre en Belgique, comme le souligne The Mole, qui l’annonce.

Pix: AJP

"Revenus inférieurs au salaire minimum, barèmes inexistants ou fixés à la tête du client, concurrence effrénée, retards ou refus de payement de l’éditeur, soumission absolue aux exigences de l’employeur, textes commandés et jamais publiés".

"Ces indépendants ont décidé de témoigner et de dire ce qu’ils gagnent vraiment. Recueillis par l’Association des journalistes professionnels francophones de Belgique (AJP-AGJPB), leurs récits veulent briser la loi du silence, ouvrir en grand les coulisses des rédactions et faire changer les choses.

Pour eux, pour la qualité du journalisme et pour celle de l’information".

The Mole revient aussi sur le récent rapport de l’Institut Montaigne, en France, qui constate une prolétarisation croissante des journalistes, et s’en inquiète.

"Une vraie culture d’indépendance d’esprit et de neutralité trouve difficilement sa place dans le contexte de pauvreté qui est celui de trop de rédactions et de trop de journalistes. Sauver la qualité de l’information, c’est à coup sûr redonner aux journalistes les moyens de leurs ambitions : les payer correctement, mais également recruter les spécialistes dont les exigences de carrière sont aujourd’hui incompatibles avec les perspectives offertes de fait par les rédactions de presse".

 

A l’heure du web, des blogs et des podcasts, il est en effet grand temps de valoriser le travail journalistique bien fait. L’un n’excluant pas l’autre… au contraire, cela ouvrirait des portes (et un avenir) pour les nouvelles générations de "médiateurs" passionnés de l’information.

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