“Bienvenue dans l’Union des républiques socialistes d’Amérique !” *

Pour tenter d’éviter la faillite pure et simple de l’économie américaine (et sans doute de celles d’un paquet de pays à sa suite), le gouvernement Bush a décidé d’injecter quelque 1.000 milliards $ “dans ce grand corps malade, sa tension

by Damien Van Achter le 20/09/2008

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À propos de l'auteur

Androide multitask de 7ème génération, fruit des amours pas si honteuses que ça, mais toujours non déductibles fiscalement, entre un ovule technophile et un spermatozoïde journaliste.

Optimiste en traitement et petit-fils d’agriculteur, je sème à tout vent.

Ce blog est depuis 2005 le centre névrotique de mon activité en ligne, la case départ du Monopoly de mes pérégrinations numériques. Ma goutte d’égo dans un océan de 1 et de 0.

Dans la vraie vie, j'ai aussi une épouse, 3 petites filles et un job de "Social Media manager" à la RTBF,

Pour tenter d’éviter la faillite pure et simple de l’économie américaine (et sans doute de celles d’un paquet de pays à sa suite), le gouvernement Bush a décidé d’injecter quelque 1.000 milliards $ “dans ce grand corps malade, sa tension (mesurée par les taux d’intérêt à court terme) avait en effet bondi et la morphine injectée en doses massives (les liquidités des banques centrales) ne faisait plus effet.”

Du coup, l’Etat fédéral américain va devenir le plus grand fonds d’investissement à risque (“hedge funds“) de la planète. Un comble dans un pays où l’Etat actionnaire n’existe pas …

“On met les placements à risque entre les mains des contribuables”: comme aucun investisseur privé ne veut des placements à risque, “on les colle au contribuable, c’est monstrueux”, a jugé Joseph Stiglitz le prix Nobel américain 2001, qui voit dans la crise actuelle “la fin d’un modèle économique désastreux” et “la fin de l’idéologie selon laquelle les marchés libres et dérégulés fonctionnent toujours”.

On dira ce qu’on vaudra et je ne suis pas économiste (demandez à ma femme comment je gère ma tune ..) mais on ne m’enlèvera pas de l’esprit qu’il y a quand même quelque chose de rotten au pays des Yankee.

* Cette exclamation est de Nouriel Roubini, ancien responsable au Trésor US sous Clinton.