Il n’y a pas de droit inaliénable au business de l’info *

Les couteaux, les opinels, les crans d’arrêt et les tessons de bouteille sont sortis entre la Vénérable presse française et le Vilain Google. Les Etats Généraux n’en finissent plus de lister les points de fission entre des approches diamétralement opposées de

par Damien Van Achter Le 12 décembre 2008

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Journaliste bidouilleur, papa 3 fois. Fail Quick & Dirty


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image-1Les couteaux, les opinels, les crans d’arrêt et les tessons de bouteille sont sortis entre la Vénérable presse française et le Vilain Google.

Les Etats Généraux n’en finissent plus de lister les points de fission entre des approches diamétralement opposées de l’écologie de l’information, entre vendeurs de papier et chercheurs sponsorisés, entre un processus de fabrication top-down cyclique et une construction collaborative instantanée.

A lire les tweets distillés hier soir par Eric Scherer (qui m’ont inspiré la vidéo ci-dessous) au sortir d’une réunion qui mettaient les deux parties en présence, le clash des mentalités est tel que la rupture semble désormais inévitable. Alors que tous, Google, les médias et les consommateurs auraient à gagner à collaborer pour innover et défricher des solutions win-win-win, les tueurs d’arbres préfèrent s’accrocher à leurs branches malades, quitte à crouler avec elles.

« Pour tous les éditeurs, quelque chose s’est brisé ces derniers mois dans notre relation avec Google », a estimé le patron de PubliPrint du Figaro, Pierre Conte. « Il y a encore six mois nous pensions y arriver, mais aujourd’hui, avec la crise actuelle, nous vous considérons comme notre pire ennemi ».

A lire chez Eric, l’intégralité de son articleEtats Généraux : Google en position d’accusé“.

L’info, comme l’argent, doit circuler pour irriguer les veines de notre société. Quand la confiance est perdue et qu’on préfère serrer les fesses en apnée, c’est l’infar à tous les coups. Google n’a pas plus de “droit” à faire du pognon avec l’information que Dassault ou Berlusconi Mediaset. Ce sont les control freak qui agitent le spectre de la Peur et  s’enferment dans des logiques nécrosantes (genre, en faisant des procès à ses clients) qui vont morfler le plus de la dématérialisation.

En Belgique les éditeurs s’étaient tirés une balle dans le pied. En France, les journaux quotidiens figureront donc en première ligne et seront  la chair à canon de cette guerre qu’ils sont en train eux-même de réclamer. Tu parles d’un suicide …

* The market and the internet don’t care if you make money

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